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Hygiéne, sécurité, conditions de travail

agir au chsct, agir contre les risques psycho-sociaux

mercredi 27 avril 2016, par Florent Becker, Gwenaëlle Fabre

Depuis le renouvellement du CHSCT (Comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail) début 2015, vos représentants FSU ont agi ou tenté de le faire. Nous n’avons eu de cesse de dénoncer des situations inacceptables et de proposer les solutions, parfois urgentes, à mettre en œuvre… Les élus "rompre avec le passé" seront à l’écoute du chsct, et de ses préconisations.

Ainsi, la FSU a procédé à un grand nombre de visites et à toutes les enquêtes qui font suite à un droit de retrait ou un danger grave et imminent, en participant à la rédaction des différentes préconisations. C’est dans ce cadre qu’ont été préconisées les analyses d’air dans le bâtiment sciences, qui ont ensuite révélé la présence d’aspergillus, par exemple.
Suite à la découverte de ce champignon potentiellement dangereux dans le bâtiment physique chimie, une désinfection a été menée en mars 2015 en présence des agents. La FSU et Solidaires avait pourtant préconisé l’évacuation totale pour cette opération. Durant la désinfection du bâtiment et alors que l’administration refusait de communiquer la nature des désinfectants utilisés, et que les consignations de malaise/réactions physiques parfois impressionnantes des collègues du bâtiment se multipliaient, la FSU a usé du droit d’alerte et participé à l’enquête qui a mis au jour une erreur de confinement des pièces traitées. Cependant, un an plus tard, nous attendons toujours le résultat des analyses pour savoir si le traitement s’est avéré efficace…

Malgré une mise en avant de cette thématique dans la profession de foi de l’équipe sortante, les risques psycho sociaux sont en pleine croissance à l’université d’Orléans, comme dans d’autres. Pour la FSU, il s’agit avant tout de ne pas reporter individuellement sur les agents la responsabilité de l’impact collectif de choix pernicieux en matière de management d’organisation du travail. C’est dans ce sens qu’œuvrent les représentants FSU au CHSCT, par exemple en initiant des visites de service plutôt que des rencontres individuelles, en refusant une cellule d’écoute/de soutien qui ne se rattacherait pas à la médecine de prévention, en demandant (vainement hélas) un bilan du service proximité, etc.
C’est aussi en restaurant dans notre établissement un fonctionnement « normal », qui doit s’appuyer effectivement sur la démocratie, la représentativité et le respect des textes qui garantissent les droits et devoirs de chacun.e, que nous tendrons vers un mieux-être au travail !